le journal, la muraille, le visage: die Medien des Verbrechens

Il est impossible de parcourir une gazette quelconque, de n’importe quel jour ou quel mois ou quelle année, sans y trouver à chaque ligne les signes de la perversité humaine la plus épouvantable, en même temps que les vanteries les plus surprenantes de probité, de bonté, de charité, et les affirmations les plus effrontées relatives au progrès et à la civilisation.

Tout journal, de la première ligne à la dernière, n’est qu’un tissu d’horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d’atrocité universelle. Et c’est de ce dégoûtant apéritif que l’homme civilisé accompagne son repas de chaque matin. Tout, en ce monde, sue le crime: le journal, la muraille et le visage de l’homme.

Je ne comprends pas qu’une main puisse toucher un journal sans une convulsion de dégoût.

Charles Baudelaire (1821-1867) : Mon coeur mis à nu: journal intime (1887). Die Übersetzung von Friedhelm Kemp findet man bei Google.

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